Au moins six morts dans une catastrophe ferroviaire

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Un train effectuant la liaison Paris-Limoges s'est accidenté en gare de Brétigny-sur-Orge vendredi 12 juillet faisant au moins 6 morts.  

 

Au moins six personnes sont mortes et trente autres blessées dont huit gravement dans le déraillement d'un train Paris-Limoges à la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault aux alentours de minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Il s'agit de la catastrophe ferroviaire la plus grave depuis celle de la gare de Lyon qui avait fait 56 morts en 1988 à Paris. Tous les blessés localisés "ont été évacuées soit par la route soit par hélicoptères pour les plus graves", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. "Les opérations de recherche vont se poursuivre" dans la nuit "pour voir si des victimes restent éventuellement coincées sous le wagon ou entre le train et les quais", a-t-il ajouté.

 

Le train "Intercités" (ex-train Corail) numéro 3657 parti vers 17 heures de la gare de Paris-Austerlitz et à destination de Limoges a déraillé à 17 h 14, selon la SNCF, qui a annoncé qu'un numéro vert, le 0800 130 130, avait été activé. Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a rendu hommage aux cheminots "qui ont permis d'arrêter le train et d'éviter qu'il ne percute un autre train qui venait en sens inverse", dans une courte déclaration à la presse sur place. "De l'ordre de 370 personnes" se trouvaient à bord de ce train, avait-il indiqué auparavant. "Nous ne connaissons pas encore les raisons de ce déraillement", a-t-il ajouté, évoquant, très ému, une "catastrophe ferroviaire". Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, également sur place, a déclaré que le train circulait à "une vitesse normale" : "Il roulait à 137 km/h, pour une vitesse limite de 150 km/h".

François Hollande sur place

Au total, six wagons ont déraillé. Le train, qui circulait sur le tracé de la ligne du RER C, s'est scindé en deux en arrivant à grande vitesse en gare de Brétigny-sur-Orge, selon une source policière. "Une partie du train a continué à rouler, tandis qu'une autre s'est couchée sur le flanc sur le quai", a indiqué cette même source. Le président de la République François Hollande est arrivé sur place peu après 20 h 00 et a salué "la mobilisation des services de secours". "Tous ceux qui pouvaient intervenir vite l'ont fait dans des conditions qui ne souffrent aucune discussion", a-t-il dit, ajoutant que "l'enquête devra déterminer la cause de ce qui s'est produit dans cette gare". "Trois enquêtes sont diligentées", a-t-il également déclaré.

 

Un passager, Marc Cheutin, 57 ans, a expliqué à l'AFP avoir dû "enjamber une personne décapitée" pour sortir du wagon dans lequel il se trouvait. "Peu après le départ, alors que je me plongeais dans ma lecture, on a ressenti un premier choc, la voiture dans laquelle je me trouvais - la troisième ou la quatrième, je ne sais plus - a été ébranlée. Il y a eu tout de suite un deuxième choc, là la rame s'est soulevée, puis un troisième et un quatrième et le wagon s'est couché." "Ce n'est pas une collision et ce n'est pas un problème de vitesse", a estimé une source interne à la SNCF. Les trains qui passent en gare comme ce Paris-Limoges sans s'arrêter roulent en moyenne autour de 150 km/h.

"Spectacle apocalyptique"

Le maire PS de Brétigny, Bernard Decaux, interrogé par Le Parisien, a lui évoqué "un spectacle apocalyptique", précisant que des salles allaient être ouvertes en mairie pour les victimes. "C'est un accident très spectaculaire. Il y a quatre wagons complètement déchiquetés au milieu des quais, le toit du quai est déchiqueté", a témoigné à l'AFP le député PS de l'Essonne, Michel Pouzol.

 

Des dizaines de voitures de pompiers et de police étaient stationnées devant la gare, au milieu de badauds massés derrière des barrières de sécurité, a constaté une journaliste de l'AFP. Tout le quartier de la gare était bouclé. Les pompiers de Paris ont été appelés en renfort pour mobiliser "des moyens de secours déblaiement complet, c'est-à-dire ce qu'il faut pour désincarcérer des victimes, étayer une structure, découper, ce sont des moyens importants", a expliqué le lieutenant-colonel Pascal Le Testu. La circulation sur les grandes lignes a été coupée au départ et à l'arrivée de la gare d'Austerlitz à Paris. Ce vendredi est un jour de grands départs en vacances.

 

Voici des photos de l'accident :


 

 

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Publié dans Actualités

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