Avalanche au Népal : quatre Français et un Suisse secourus

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Avalanche au Népal : quatre Français et un Suisse secourus

Le sommet du Manaslu fait partie de la chaîne de l'Himalaya, au Népal. (Samir Thapa/AP/SIPA)

Le sommet du Manaslu fait partie de la chaîne de l'Himalaya, au Népal. (Samir Thapa/AP/SIPA)

Les recherches d'éventuels survivants ont repris lundi 24 septembre au matin au Népal après une avalanche au mont Manaslu (8.156 mètres) qui a fait au moins neuf morts et sept disparus, en majorité français, l'une des pires catastrophes des dernières décennies dans l'Himalaya. Selon une information de "France info", une équipe de secouriste sur place a annoncé le sauvetage il y a quelques heures de 4 Français et d'un Suisse.

Les victimes faisaient partie d'un groupe de 25 à 30 alpinistes sur le point d'atteindre le sommet de ce mont parmi les plus dangereux du monde, lorsque leur camp de base a été frappé par un mur de neige et de glace dimanche à l'aube.

"La plupart des personnes ayant trouvé la mort sont françaises", avait indiqué dimanche le sherpa Ang Tshering, vice-président de l'Association des alpinistes du Népal, après s'être entretenu par téléphone satellitaire avec des membres de l'expédition au camp de base N°3 de l'expédition, situé à 7.000 mètres d'altitude.

"Parmi les morts figurent en outre un ou deux Espagnols, un Italien, un Népalais et un Allemand", avait-il précisé.

Sept alpinistes manquaient toujours à l'appel lundi matin, selon le gouvernement népalais.

"Les secours ont été freinés par le mauvais temps. Ils reprennent ce matin", a déclaré à l'AFP lundi matin le porte-parole du ministère du Tourisme Gyanendra Shrestha.

Selon le syndicat national (français) des guides de montagne, quatre alpinistes français sont morts et trois étaient portés disparus dimanche soir.

Treize personnes ont été récupérées vivantes, selon la police. 

"Il y a sept victimes françaises, dont quatre décédées identifiées d'après des photos et trois disparus, ainsi que deux blessées évacuées par hélicoptère sur Katmandou", a déclaré à l'AFP le vice-président du SNGM, Christian Trommsdorff, qui se référait à des informations provenant du camp de base.

"Ce drame touche durement notre profession, c'est le bilan le plus lourd enregistré depuis l'accident d'avalanche du Kang Guru en 2005 au Népal", souligne dans un communiqué le SNGM. Sept Français et onze accompagnateurs népalais avaient trouvé la mort.

Un cardiologue canadien, Dominique Ouimet, dont les proches sont sans nouvelles, pourrait faire partie des disparus. Alpiniste chevronné, il s'était lancé à l'assaut du Manaslu afin de lever des fonds pour un hôpital au nord de Montréal.

Selon l'un des survivants italiens, un sérac s'est détaché du flanc de la montagne à environ 7.400 m et aurait provoqué, en tombant, une avalanche qui s'est abattue sur le camp de base n°3.

A ce moment-là, tous les alpinistes dormaient dans les tentes avec les sherpas et ont été frappés de plein fouet par l'énorme masse de neige et de glace, a déclaré l'alpiniste à l'agence Ansa.

"Tout à coup, il a fait nuit noire", a raconté un survivant de nationalité allemande, Andreas Reiter, 26 ans. "J'ai compris que nous devions être sous une avalanche. J'ai vu un membre de l'équipe mourir", a-t-il dit depuis son lit d'hôpital à Katmandou, cité par le Himalayan Times.

Deux alpinistes français ont pu être "évacués vers Katmandou", a confirmé une source au ministère français des Affaires étrangères. "Il y avait plusieurs groupes faisant l'ascension (du Manaslu), dont deux groupes français", selon la même source qui a refusé de confirmer la mort de ressortissants français.

A Chamonix en Haute-Savoie (Alpes françaises), la communauté montagnarde, une nouvelle fois durement frappée, attendait avec angoisse l'identification des victimes, sans grand espoir de retrouver des survivants.

"A cette altitude, les secours sont très compliqués et il faudrait un miracle" pour retrouver les trois alpinistes français toujours portés disparus, a déclaré dimanche à l'AFP Eric Favret, président de la compagnie des guides de Chamonix.

"L'émotion est toujours aussi intense ! On ne s'habitue jamais, surtout quand on voit la vitesse à laquelle s'enchaînent les événements", a-t-il ajouté, en allusion à l'avalanche du Mont Maudit dans le Mont-Blanc, qui avait tué neuf alpinistes étrangers, le 12 juillet dernier.

Le Népal compte huit des 14 plus hauts sommets du monde (plus de 8.000 mètres), dont le plus élevé de tous, l'Everest. L'Himalaya attire chaque année des milliers d'alpinistes, surtout au printemps mais également fin septembre et en octobre, après la mousson.

Le pire accident de montagne qu'ait connu ce pays remonte à 1995, lorsqu'une gigantesque avalanche avait frappé le camp d'un groupe de Japonais dans la région de l'Everest, faisant 42 morts.

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