L'Espagne sûre de sa force
Les Espagnols ont l'obligation de gagner contre la France, mardi soir, pour garder leur destin entre leurs mains dans ces éliminatoires pour la Coupe du monde 2014. Les joueurs de Vicente Del Bosque ne semblent pas pour autant stressés par l’enjeu de cette rencontre et se montrent sûrs d'eux. La Furia Roja a en effet de nombreuses raisons de croire à la possibilité d'une victoire au Stade de France.
Certes, l’Espagne n’est pas au mieux avant de rencontrer l’équipe de France à Saint-Denis, dans ce qui peut s’apparenter à une finale du groupe I. La Furia Roja reste sur deux matches nuls en rencontre officielle (deux fois 1-1 contre la France et la Finlande) et était difficilement venue à bout de la Géorgie (1-0) lors de son entrée dans les éliminatoires. Mais poussés dans leurs derniers retranchements, avec l’obligation de gagner contre les Bleus, les champions d’Europe et du monde en titre ont les capacités pour renverser la situation mardi soir au Stade de France.
Il suffit de voir les déclarations de David Villa, en conférence de presse après le match nul contre les Finlandais, pour se rendre compte que les Espagnols abordent cette rencontre avec une certaine sérénité. "Une victoire, un nul ou une défaite n'aurait rien changé à nos plans pour Paris. Nous allons là-bas pour gagner", a notamment affirmé le buteur du FC Barcelone. Des propos qui pourraient être pris pour de l’arrogance, mais qui démontrent surtout le capital-confiance dont disposent les hommes de Vicente Del Bosque.
Du côté de la presse ibérique, pas d’alarmisme non plus. Sur son site internet, Marca affirme dans ses page sports "Nous aurons toujours Paris", avec des photos de Rafael Nadal, Alberto Contador et du FC Barcelone, vainqueurs respectivement de Rolland Garros, du Tour de France et de la Ligue des champions dans la capitale française. Comme pour rappeler la domination du sport espagnol sur son homologue tricolore, et ce même sur ses terres.
Il faut dire que les coéquipiers d’Andrés Iniesta ont plusieurs raisons de penser que le match face à la France se déroulera mieux que la confrontation face à la Finlande. Déjà, la Furia Roja récupérera son maître à jouer Xavi, qui s’entraîne désormais normalement. Au niveau des retours, il faut aussi enregistrer celui de son milieu relayeur Xabi Alonso, laissé au repos contre les Finlandais. La suspension embêtante de David Silva pourra être compensée par la titularisation de Pedro, et la blessure de Jordi Alba par celle Nacho Monreal, plutôt performant avec Arsenal.
De plus, les Espagnols ont forcément en tête l’exploit réalisé par le FC Barcelone contre le Milan AC en Ligue des champions (0-2, 4-0). Composée en grande partie de joueurs blaugrana (8), la Seleccion sait que rien ne lui est impossible. Il faudra juste ne pas confondre orgueil et arrogance avant d’affronter les hommes de Didier Deschamps. Car les Bleus sont bien placés pour savoir que c’est lorsque l’on est en haut de l’affiche, que l’on peut tomber de très haut. L’exemple de la Coupe du monde 2002 ou encore de l'Euro 2008 est encore dans toutes les mémoires.