Le Qatar demande une intervention militaire de pays arabes en Syrie

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Le Qatar demande une intervention militaire de pays arabes en Syrie
Le Monde.fr avec AFP | 26.09.2012 à 04h10 • Mis à jour le 26.09.2012 à 04h10
 
Des membres de l'Armée syrienne libre observent les troupes loyales à Bachar Al-Assad, le 24 septembre 2012, à Alep.
Le Qatar a appelé, mardi 25 septembre, devant l'Assemblée générale de l'ONU à une intervention militaire de pays arabes en Syrie pour mettre fin à ce que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié de "désastre régional avec des implications mondiales".

Constatant que "tous les moyens avaient été employés (...) en vain", l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani, a préconisé que "les pays arabes eux-mêmes interviennent conformément à leurs devoirs national, humanitaire, politique et militaire et fassent ce qu'il faut pour mettre fin au bain de sang en Syrie".

 

Le Qatar, qui soutient l'opposition syrienne au président Bachar Al-Assad, a fait référence à un "précédent", l'intervention décidée par la Ligue arabe au Liban en 1976 pour tenter de mettre un terme à la guerre civile libanaise. Une force arabe de dissuasion de 30 000 hommes – composée majoritairement de troupes syriennes – avait été envoyée au Liban en octobre 1976. Le secrétaire général de l'ONU a de son côté réclamé une action du Conseil de sécurité pour mettre fin aux violences qui ont fait plus de 29.000 morts en 18 mois. "C'est une menace grave et croissante pour la paix et la sécurité

internationales qui réclame l'attention du Conseil de sécurité", a-t-il souligné, appelant à soutenir les efforts du médiateur Lakhdar Brahimi.

 

Le dossier syrien est bloqué au Conseil de sécurité en raison de l'opposition de la Chine et de la Russie, fidèles alliés du régime syrien, à des sanctions contre Damas. Ces pays ont bloqué à trois reprises des résolutions. "Nous devons mettre fin à la violence et à l'afflux d'armes aux deux camps et mettre en oeuvre le plus vite possible une transition menée par les Syriens eux-mêmes", a souligné M. Ban.

 

En Syrie, le régime affirme avoir repris le grand quartier d'Arkoub dans l'est d'Alep. Une source militaire a déclaré que "les opérations militaires sont terminées à Arkoub" et que "des perquisitions de maison en maison sont en cours". Néanmoins, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG se basant sur un vaste réseau de militants, a rapporté que de violents combats se poursuivaient dans la zone. Dans certains quartiers de la métropole économique désertés par leurs habitants, la ligne de front traverse des appartements, dont les insurgés ont percé les murs pour avancer à couvert, de pièce en pièce.

 

Ailleurs dans le pays, de puissantes explosions ont secoué une administration militaire à Damas, faisant 20 blessés, en majorité des militaires, selon l'OSDH. Dans la province de Deraa, au moins six soldats ont été tués dans l'explosion de bombes et des combats autour d'une autoroute. De violents combats ont par ailleurs éclaté à Jisr Al-Choughour, dans la province d'Idleb et à Homs. Onze personnes ont péri dans des bombardements de l'armée à Deir Ezzor, tandis qu'à Banias, les forces de sécurité ont mis le feu à des maisons et arrêté 14 personnes. Un dirigeant rebelle, le colonel Qassem

Saadeddine, est sorti indemne d'une tentative d'assassinat par les forces pro-régime, à Salmiyé, dans la province de Hama, selon un responsable de l'Armée syrienne libre (ASL). Au total, mardi, 114 personnes, dont 61 civils, ont trouvé la mort à travers le pays, selon l'OSDH. Cent seize personnes avaient péri la veille, dont 12 enfants.

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Publié dans Actualités

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