Les Experts toujours sur le fil du rasoir

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Luka Karabatic, dimanche, à Barcelone, face à l'Islande.

 

Les Islandais ont bien tenté de barrer la route à Karabatic et aux Bleus mais ils ont plié en fin de match. Photo AFP

Les Islandais ont bien tenté de barrer la route à Karabatic et aux Bleus mais ils ont plié en fin de match. Photo AFP

La France, refusant de mourir, s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial messieurs de handball, grâce à une victoire arrachée de haute lutte devant une vaillante équipe d'Islande (30-28), hier soir à Barcelone.

 

Les Bleus sont toujours en vie, et c'est bien l'essentiel. Ils n'ont pas effacé tous les doutes nés du revers contre l'Allemagne (30-32) en phase de poules, mais ils sont toujours dans la compétition.

 

La France peut encore espérer devenir la première nation quintuple championne du monde. Il lui faudra pour cela élever un peu plus encore son niveau de jeu. Car le courage de tous et le talent de quelques-uns ne suffira pas.

«J'espère que ça va lancer notre Mondial»

 

Les «Experts» n'ont toujours pas joué à l'unisson depuis le début du tournoi. Il le faudra en quarts mercredi, probablement contre leur ennemi intime la Croatie, que le Belarus ne semble pas en mesure de faire dérailler aujourd'hui.

 

«C'est une belle victoire sur le plan mental. J'espère que ça va lancer notre compétition», lançait Claude Onesta, soulagé après un match suffocant, que les Bleus ont globalement maîtrisé mais sans jamais donner le coup de grâce à l'Islande.

 

Les Scandinaves avaient été les seuls à battre la France cet été aux JO en poules (30-29). Ils n'ont jamais vraiment été en position de renouveler cette performance, mais ils ont quand même fait passer bien des sueurs froides dans le dos des supporteurs tricolores.

 

Accrocheurs en diable, ils ont plusieurs fois recollé au score, alors qu'on les donnait pour morts. Mais la France ne leur a jamais permis de passer devant, gérant au mieux cinq dernières minutes étouffantes.

 

«On met les buts importants, on défend bien. On met la pression sur eux. Ils ont eu pas mal de réussite, mais on ne s'est pas affolé», soulignait un Nikola Karabatic omniprésent en défense et qui a pris ses responsabilités au bon moment en attaque.

 

 

Honrubia et Guigou impeccables

 

 

Les Français n'ont toujours pas laissé échapper un match à élimination directe depuis la demi-finale du Mondial 2007 perdue face à l'Allemagne, soit 13 victoires d'affilée.

 

Apparus crispés, comme s'ils étaient conscients de n'avoir cette fois-ci pas la moindre marge, les Bleus ont été énormément gênés par la défense âpre et rugueuse des Islandais.

 

Avec un Xavier Barachet une nouvelle fois éteint à droite et un Karabatic surveillé de près, leur salut est venu des côtés, où ils ont pu compter sur la qualité à la finition de Samuel Honrubia et Michaël Guigou, chacun impeccable (respectivement 7 et 6 buts à 87% et 100% de réussite).

 

Aron Palmarsson, le jeune demi-centre de Kiel, utilisé au poste d'arrière gauche, a fait admirer toute l'étendue de son talent en première période, contraignant très vite Onesta à ordonner une prise en marquage strict.

 

Après un bon quart d'heure, les Français ont commencé à se libérer, William Accambray apportant dès son entrée du tonus en attaque. Ils se sont détachés une première fois avant la pause (15-12, 29e), mais les Islandais se sont accrochés aux branches. Les Bleus ont continué à faire la course en tête, mais sans jamais pouvoir vraiment mettre la tête à leurs adversaires.

 

Ceux-ci sont revenus à hauteur sur deux penaltys de Borir Olafsson (26-26, 54e). Mais les Bleus n'ont pas craqué. Karabatic a fait la différence une fois, puis deux buts en contre-attaque de Guigou ont envoyé la France en quarts.

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