Madrid ATP 2013, Novak Djokovic : "Je ne me sens pas bien"
Entre Novak Djokovic et le Mutua Open de Madrid, il faudra attendre avant qu’un roman d’amour commence à s’écrire. Reparti furieux de la capitale espagnole l’année passée à cause de la terre battue bleue, après avoir balancé son quart de finale contre Tipsarevic, le numéro un mondial a cette fois été sorti dès son entrée en lice, non sans avoir échangé quelques douceurs avec le public espagnol. Pris en grippe d’entrée de match contre Grigor Dimitrov, sifflé en fin de deuxième manche sur chaque point pour une alerte à sa cheville droite, le Serbe repart avec une seule bonne nouvelle de sa défaite 7-6, 6-7, 6-3 : il n’a pas aggravé cette blessure contractée il y a cinq semaines en Coupe Davis et qui semble désormais susceptible de l'empêcher de se préparer normalement pour Roland-Garros.
"Physiquement je ne me sens pas si bien, mais je ne cherche pas d'excuses, a analysé Djokovic à chaud. "J'ai essayé de faire de mon mieux, le mieux du moment mais je ne jouais pas aussi bien qu'à Monte-Carlo. J'ai lutté jusqu'au bout mais il faut le féliciter. Il méritait de gagner" . De fait, le Serbe, qui avait hésité à disputer le Masters 1000 monégasque, dont il était sorti vainqueur, affirme "ne pas avoir touché la raquette pendant douze jours" après sa victoire contre Rafael Nadal sur le Rocher. "J'ai hésité à venir à Madrid car je n'étais pas bien préparé. J'ai eu un peu peur quand j'ai glissé (à la fin du deuxième set). Mais rien n'est arrivé pendant le match, ma cheville était bien protégée. Si j’ai eu peur sur le moment, heureusement je ne me suis pas vraiment fait mal."
Djokovic : " Le public? C'est comme ça "
Ce qui restera de ce match, c’est aussi ce froid terrible avec le public espagnol, qui a pris en grippe le grand rival de Rafael Nadal au point de quasiment saboter sa concentration à la fin de la deuxième manche, au plus fort d’un tie-break au couteau. "Dès le premier set, j'ai été sifflé à chaque fois que l'arbitre devait descendre de sa chaise, regrette Djokovic. Je ne comprends pas pourquoi ils se sont retournés contre moi mais c'est comme ça. Je suis un professionnel et ce n'est pas la première fois que je vis ça. La foule a choisi son camp, je ne peux rien dire là-dessus." En serbe, Djokovic aura exprimé tout ce qu'il avait sur le coeur à chaud lors du changement de côté.
Tout en maîtrise quelques instants plus tard face à la presse, le numéro un mondial a refusé de mettre en doute la culture tennis du public espagnol, comme il l’y était indirectement invité. "Je ne pense pas que les gens n'y connaissent rien au tennis, ils sont habitués, ils ont le tournoi depuis plusieurs années et ils ont Nadal depuis longtemps." Nadal qui, battu trois fois en trois ans sur terre battue par le Serbe, se sent probablement plus léger, subitement, de l’autre côté du tableau.