Nantes se complique la vie
Les Nantais se sont fait surprendre à la Beaujoire. (Maxppp)
Alors que la réception de Clermont, lundi soir, devait lui permettre de faire un grand pas vers la Ligue 1, Nantes a trébuché (0-1) contre une équipe relégable avant la clôture de cette 35e journée. Les Canaris, deuxièmes, restent sous la menace de Guingamp, Caen et Angers.
L’occasion gâchée. Nantes pouvait faire lundi soir un grand pas vers la Ligue 1 qu’il ne fréquente plus depuis quatre ans. La venue de Clermont, premier relégable, à la Beaujoire pouvait lui permettre de prendre six points d’avance sur Caen et Angers, pour l’instant au pied du podium, à trois matches du tomber de rideau. Mais les hommes de Michel Der Zakarian, qui n’avaient connu qu’une seule défaite à la maison cette saison (face à Nîmes le 11 janvier, ndlr), sont tombés de très haut en concédant une courte défaite qui arrive au moment (0-1).
Les Nantais pourront regretter leur manque d’efficacité. Les occasions de marquer ils les ont eu mais Fabien Farnolle a fini par écoeurer les Canaris. A l’inverse, les Clermontois ont fait preuve de beaucoup de réalisme en transformant en or, par Pierrick Capelle (24e), l’une de leurs rares incursions dans le camp adverse. Les Nantais ont tout tenté après le repos pour revenir au score mais sans connaître le succès. Voilà comment le FCNA a grillé un joker alors que se profile lundi prochain un déplacement à Caen peut-être décisif pour la montée.
Est-ce la pression qui a écrasé les Canaris ? "Non, pas de pression, mais on n’a pas fait un bon match, balayait Rémy Riou peu de temps après le coup de sifflet final sur Eurosport. On pouvait se rapprocher de Monaco, et finalement on doit regarder vers le bas, il va falloir se battre jusqu’au bout. On sait qu’on est costaud à l’extérieur. Il faudra rectifier ça pour aller chercher la montée." Toujours à cinq longueurs des Monégasques, les Nantais ont sans doute dit adieu au titre de champion de Ligue 2. Mais c’est le souffle des Guingampais, à une longueur, mais aussi celui des Caennais et des Angevins, à trois points, qu’ils sentent désormais sur leurs nuques.