Open d'Australie > Bartoli, quelle déception !

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Grosse déception pour Marion Bartoli. La Française est sortie au troisième tour de l'Open d'Australie. Elle s'incline face à Ekaterina Makarova, 6-7(4) 6-3 6-4.

Une déception. Il n'y a pas d'autre mot pour décrire la défaite de Marion Bartoli au troisième tour de l'Open d'Australie. Déception, car, en face, c'est Ekaterina Makarova qui lui souffle tout espoir de deuxième semaine. Makarova, une bonne joueuse, 19ème au classement, qui s'était illustrée à Melbourne l'année dernière en sortant rien moins que Serena Williams et hissée en quarts de finale. Mais une joueuse qu'elle avait déjà battu deux fois. Une joueuse qu'elle se devait de battre une troisième, car c'est ce qu'on attend d'une potentielle top 10 : vaincre les filles moins bien classées et batailler face à celles qui la devancent.

Déception, car le scénario du match ne laissait pas présager d'une issue si pénible. Marion, d'abord menée 3-0 dans le premier set, se reprend et recolle au score. Elle trouve ensuite de superbes angles pour coiffer la Russe au poteau et s'adjuger cette manche 7-6(4). Mais, ce faisant, elle laisse de l'énergie en route... En délicatesse avec son service, elle concède le break dans le fameux septième jeu du deuxième set. Puis capitule face à l'agressivité et la réussite de sa vis-à-vis, 3-6. La troisième manche nous met au supplice... Bartoli semble jeter l'éponge. La voilà écrasée 5-0. Et puis, la renaissance... A force d'encouragements et de grosses frappes en fond de court, la Française revient en cette fin de match. 5-1, 5-2, 5-3, 5-4... Elle sert pour égaliser. 30-A... Et là, la tuile : double faute. Et Makarova de conclure 6-7(4) 6-3 6-4, en 2h50.

Déception, enfin, car c'est un nouvel échec en Grand Chelem pour Marion Bartoli. Sur ses 45 participations aux quatre tournois majeurs, la Française n'a atteint la deuxième semaine qu'à neuf reprises. A l'Open d'Australie, elle reste sur trois ratés au troisième tour ces quatre dernières années. Pis, elle n'a dépassé ce fameux troisième tour qu'une seule fois, en 2009, lorsqu'elle n'avait perdu qu'en quarts de finale. Bref, vous l'aurez compris : manque la constance à Marion dans les grands événements. C'est peut-être le palier qui lui reste à franchir d'ici la fin de sa carrière : réussir une vraie bonne année en Grand Chelem. De quoi lui permettre de revenir dans le top 10 et, pourquoi pas, faire mieux que sa septième place mondiale l'année dernière.

Et on y croit, sincèrement. Elle n'en était pas si loin en 2007, avec sa finale à Wimbledon et ses huitièmes à Roland et New York. En 2011 également, avec sa demie à Paris et son quart à Londres. Il lui faudra de la confiance et un physique irréprochable. Mais quand on bosse comme elle le fait, il n'y a pas de raisons qu'on n'en récolte pas les fruits. Alors on s'accroche, Marion !

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