Paris, Lyon, Marseille : trois leaders au crible
Parc des princes (Paris), le 16 décembre. Le PSG d’Ibrahimovic (au centre) partage la tête du classement avec l’OL de Lovren (à gauche) et Bisevac. | (LP/Jean-Baptiste Quentin..)
Paris, Lyon, Marseille : trois leaders qui s’accrochent au podium à mi-championnat avec le même nombre de points (38), une première depuis vingt ans en France. Pour l’instant, aucun ne paraît plus fort que l’autre même si Lyon semble jusqu’ici le plus complet.
Marseille, champion des victoires 1-0
Les Phocéens ont remporté sept victoires sur la plus petite des marges, ce qui constitue un record en Europe dans les 5 championnats majeurs.
En comparaison, Lyon compte quatre succès par 1-0 et le PSG trois. Le score le plus répandu à l’OL est le 1-1 (cinq dans la phase aller) et, à Paris, le 4-0 (quatre fois). N’empêche, avec sa kyrielle de 1-0, l’OM domine le championnat avec 12 victoires, le meilleur total quand ses deux autres coleaders n’en totalisent que 11. Il s’inscrit dans les pas du Montpellier champion de France la saison dernière, avec 11 succès 1-0. Un signe? Car Marseille a tout compris de la victoire à trois points. En gros, il gagne ou il perd (seulement deux nuls, toujours 2-2 face à Paris et Nice au Vélodrome). Mais ces 1-0 témoignent aussi de sa faible marge sur les adversaires. Sans progrès dans le jeu, la donne pourrait s’inverser.
Lyon, roi du podium
Si l’on enlève le classement de la première journée, qui n’a jamais de sens, l’OL s’est agrippé au podium lors des matchs aller : 18 fois! Et 8 en position de leader. C’est bien mieux que Marseille (16 podiums, 6 fois premier) ou Paris (13 podiums, 4 fois leader), plombé par son début de saison au ralenti (trois nuls pour commencer). Dans cette première moitié de saison, l’équipe de Rémi Garde s’est ainsi révélée la plus régulière, la première qualité d’un champion, le tout avec fair-play (27 avertissements contre 42 à Paris!). Et n’est jamais tombée en crise, se relevant chaque fois de ses trois défaites (Bordeaux, Toulouse, Paris). Lyon n’a sombré qu’une fois, à Toulouse (3-0), mais le reste du temps, il a réussi à faire parler de lui en bien.
En ayant battu 5 formations du Top10 de la Ligue 1 (Marseille, Rennes, Valenciennes, Nice, Saint- Etienne), les hommes de Rémi Garde confirment également leur amour des grands rendez-vous, qu’ils abordent plus sereinement grâce à une culture ancrée de la Ligue des champions, même s’ils ne la disputent pas cette saison. Le PSG a eu un mal fou à se régler face aux premiers rôles du championnat et affiche un bilan extrêmement médiocre : trois victoires (Lyon, Valenciennes, Lille), trois nuls (Marseille, Bordeaux, Lorient) et trois défaites (Saint- Etienne, Rennes, Nice, à chaque fois 2-1). Mais il est le seul coleader qui n’a pas perdu face aux deux autres. Les victoires parisiennes face au top10 sont récentes, nouveau signe de sa montée en puissance. Si Marseille reste une équipe de coups, Lyon la formation la plus régulière, tout indique que l’histoire s’écrit en ce moment dans le sens du PSG.
Paris, fort devant, solide derrière
Avec 36 buts inscrits et seulement 12 encaissés, le PSG bascule en 2013 avec la meilleure attaque et la meilleure défense de la Ligue 1. « Paris possède deux monstres », commentait récemment Bixente Lizarazu dans nos colonnes, ciblant Ibrahimovic et Thiago Silva. Ces statistiques confirment leur rendement. Ces deux joueurs se posent comme les deux meilleurs à leur poste en France (et même au-delà) — ils figurent même à coup sûr parmi les quatre meilleurs joueurs du championnat avec Malbranque et Valbuena — et la montée en puissance progressive de Thiago Silva laisse tranquille Sirigu dans les mois à venir. 12 fois sur 19, le club de la capitale n’a pas encaissé de but (9 fois pour Marseille, 7 pour Lyon). Et seulement 2 fois, il n’a pas marqué (deux 0-0 à la 2e et 3e journée) quand il était encore en rodage.
Cyril Jeunechamp a décidé de faire appel de sa suspension d’un an infligée jeudi par la commission de discipline de la LFP. Le Montpelliérain a été sanctionné pour avoir frappé un journaliste à l’issue de la rencontre face à Valenciennes (1-1, le 17 novembre). Le MSHC a confirmé l’information hier en publiant un bref communiqué sur son site officiel.
Carlo Ancelotti, l’entraîneur du PSG, a toujours démenti l’arrivée de Daniele De Rossi, le milieu de l’AS Rome, annoncée avec insistance cet hiver dans la capitale par les médias italiens. Le joueur semble au diapason. « Je vis pour ce club de Rome, dit-il au « New York Times ». Je partage mon histoire avec celle de mon club. Partir serait un drame, un grand drame. »