PSG : la fête gâchée...
réactions Ligue 1. Trophée. Des milliers de personnes ont fêté les champions hier au Trocadéro mais des incidents ont écourté la cérémonie.
Quelques instants après la présentation du trophée brandi par Thiago Silva et Mamadou Sakho, les premiers fumigènes sont allumés, bientôtd'autres incidents vont éclater./ Photo AFP
Un petit tour et puis s'en vont. Les joueurs du PSG ne sont pas restés longtemps place du Trocadéro. Le temps de recevoir le trophée hexagonal, avant de remonter dans le bus. La faute à une poignée de fauteurs de trouble qui ont gâché la fête.
Fumigènes, bousculades, face-à-face entre ultras et CRS : des incidents ont gâché hier les cérémonies pour le troisième titre de champion de France du Paris-SG, qui a donc reçu à la sauvette son trophée sur la place du Trocadéro. «La fête est gâchée. J'habite dans le quartier, ça fait chier !», a déclaré Alexandre, jeune supporteur du Paris-SG avec le maillot sur le dos, larmes aux yeux à cause des gaz lacrymogènes lancés par les CRS en riposte à des provocations.
La faute aux ultras
«C'est la faute aux ultras, on n'a pas eu le droit à notre fête à cause d'eux», ont déclaré d'autres supporteurs en quittant l'esplanade du Trocadéro.
Certains ultras ont d'abord jeté des fumigènes sur les stewards du club, puis des supporteurs ont escaladé un échafaudage installé le long du palais de Chaillot, retardant les festivités. Pendant que les joueurs en costume recevaient leur trophée en quatrième vitesse, les perturbateurs ont ensuite déployé une banderole «Liberté pour les ultras», en référence à la politique de sécurisation du Parc des Princes mise en place il y a trois ans. Les joueurs n'ont pas pris le temps de s'adresser à la foule comme cela était prévu et ne sont finalement restés que cinq minutes sur le podium, devant lequel les attendaient 10 à 15000 supporters encadrés par un nombre visiblement insuffisant d'officiels du club.
Vitrines brisées
La foule a également envahi la tribune réservée à la presse, poussant les journalistes à l'évacuer dans le chaos.
Des ultras ont ensuite défié les CRS. Ils ont lancé des barrières de sécurité sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en jetant des grenades assourdissantes.
Plusieurs voitures ont été endommagées et des vitrines brisées aux abords de la place du Trocadéro investie par de nombreux véhicules de secours d'urgence.
Il semble lors d'un premier constat que les forces de police (800 CRS et gendarmes) et les organisateurs (la LFP et le club) ont sous-estimé le nombre des personnes qui se sont rendues au Trocadéro et, surtout, n'ont pas tenu compte de la rancœur de certains supporteurs interdits de stade depuis trois ans…
Et alors que des bagarres continuaient place du Trocadéro avec 4 à 500 personnes, joueurs et encadrement du club, ont dû renoncer à la mini-croisière sur la Seine, organisée par le parraineur Nike «pour des raisons de sécurité»( voir ci-dessous) . À Paris, et surtout au PSG, il y a des lendemains de fête qui déchantent…