“Rendre ce qu’on m’a donné”
RETOUR AUX SOURCES. Vincent Clerc a déjà connu les frissons de la victoire au Stade des Alpes. C’était contre Bourgoin-Jallieu le 4 novembre 2010. L’ex-Grenoblois s’était même fendu d’un essai pour contribuer à la large victoire des Toulousains (35-11). Rebelote demain contre son club formateur ? AFP/Remy GABALDA
Ce n’est pas sans une certaine émotion que l’ailier international du Stade toulousain, Vincent Clerc, affrontera son club formateur.
Ce match demain face au FC Grenoble où vous avez été formé doit être particulier pour vous ?
“Évidemment, c’est un rendez-vous empreint d’émotion. C’est un plaisir de retrouver le FCG à ce niveau. Je suis très content que ça marche pour eux. Et en plus de ça, cela me donne l’occasion de passer un week-end à Grenoble, auprès de ma famille, ce n’est que du positif !”
Ce sera aussi l’occasion pour vous de retrouver l’ambiance du Stade des Alpes ?
“Oui, j’ai eu l’occasion d’y jouer à deux reprises. Avec Toulouse contre Bourgoin (35-11, 4 novembre 2010) et avec les Barbarians contre les Tonga (27-28, 26 novembre 2010). C’est un stade qui se prête bien aux ambiances “rugby”. C’est un très beau complexe même si j’ai une préférence pour Lesdiguières. Personnellement, cela aurait été plus fort, j’y ai tellement de beaux souvenirs.”
“C’est un match important en effet pour ne pas laisser s’envoler Toulon et Clermont. Après un mauvais match face aux Ospreys (défaite 6-17, en Coupe d’Europe le week-end dernier au Pays de Galles), on tient à repartir du bon pied. On sait cependant que ce sera compliqué à Grenoble qui est quant à lui plein de fraîcheur, qui met toujours beaucoup d’engagement dans ses matches et qui reste invaincu à domicile.”
Toulon est impressionnant, Clermont également, ne pensez-vous pas que la concurrence est plus forte cette saison ?
“La concurrence a toujours été très forte. On ne retrouve pas les mêmes clubs d’une saison à l’autre mais l’opposition reste la même. Certains ont la capacité de s’armer de plus en plus en termes d’effectif mais la concurrence est et reste sérieuse.” “Aider des projets qui me tiennent à cœur”
Dimanche, un stade portera votre nom, au Fontanil, votre commune d’origine…
“C’est une grande fierté, un honneur, c’est vraiment génial. Cela a un sens pour moi car c’est le stade où j’ai fait mes premiers pas, là où j’ai commencé le rugby, là où j’ai passé des heures et des heures avec mes copains. J’habitais à quelques centaines de mètres du stade à l’époque. C’est pour moi une façon de remercier les gens qui ont compté pour moi, qui ont contribué à mon épanouissement, qui ont joué un rôle aussi bien dans ma vie personnelle que sportive. Cela me permettra de les réunir d’abord, de les remercier ensuite. Car ils sont nombreux ceux que je n’ai pas revus depuis mon départ.”
Vous êtes également ambassadeur de la Maison du rugby (siège du Comité des Alpes) à Montbonnot-Saint-Martin. C’est important pour vous de vous impliquer dans le rugby local et régional ?
“Complètement. C’est une façon de rendre ce que l’on m’a donné, de ne pas oublier mes origines. Je suis resté très proche du club qui m’a formé, de la région où j’ai vécu. Ça me tient à cœur d’aider, de parrainer des projets. Je suis heureux de le faire. Cela a un vrai sens pour moi-même si je suis parti depuis près de 10 ans.”