SYRIE. Armes chimiques : l'ONU veut "faire la lumière"
Le Conseil de sécurité s'est réuni d'urgence hier après les accusations de massacre. Mais la Russie et la Chine se sont opposées à l'adoption d'une déclaration formelle.
Les membres du Conseil de sécurité veulent "faire la lumière" sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques près de Damas et "saluent la détermination" de l'ONU à enquêter, a déclaré mercredi 21 août sa présidente.
"Il faut faire la lumière sur ce qui s'est passé et suivre de près la situation", a souligné l'ambassadrice argentine Maria Cristina Perceval à l'issue de consultations au Conseil. "Les membres du Conseil saluent la détermination du secrétaire général [Ban Ki-moon, NDLR] à mener une enquête approfondie, impartiale et prompte".
Maria Cristina Perceval, dont le pays préside le Conseil en août, a rendu compte à la presse des consultations mais le Conseil n'a pas adopté de déclaration formelle.
Selon des diplomates, la Russie et la Chine, qui s'efforcent de protéger le régime de Bachar al-Assad depuis le début de la crise syrienne, se sont opposées à l'adoption d'une déclaration en bonne et due forme. Comme sur la crise
égyptienne la semaine dernière, le Conseil a donc dû se contenter "d'éléments pour la presse" dans le jargon onusien. "Ces éléments représentent les points de consensus entre les 15 pays membres", a expliqué un diplomate.