TGV Paris-Sud-Est ralentis : la SNCF espère un trafic normal vendredi matin
Publié le 01.11.2012, 19h29 | Mise à jour : 02.11.2012, 01h01
PARIS, GARE DE LYON, 1er NOVEMBRE 2012. Des employés de la SNCF informe des voyageurs descendant d'un TGV en provenance de Béziers arrivé avec une heure et demie de retard. | AFP/François Guillot
Tous les TGV circulant jeudi soir entre Paris et le Sud-Est de la France accusaient des retards d'une heure et quart à quatre heures en raison de l'avarie d'une télécommande d'aiguillages. Tard dans la soirée, la SNCF privilégiait un «acte de malveillance» : une «déterioration des câbles d'alimentation électrique», précisait son site infolignes.
Le trafic a été totalement interrompu entre 17h10 et 19h10. Il a repris progressivement à 19h15, sans pour autant que les retards soient résorbés. Les trains devaient en effet circuler plus lentement aux abords des aiguillages, qui ne pouvaient plus être télécommandés de Paris, entre le sud de Paris et le nord de Lyon. «La plupart des TGV empruntent un autre itinéraire par la ligne classique» (via Dijon), indiquait un site de la SNCF.
Agents d'accueil et techniciens mobilisés
Les équipes présentes dans les gares ont en outre été renforcées par 100 agents, afin de mettre en place un dispositif d'accueil dans les gares de Paris Gare de Lyon, Lyon Part Dieu et Marseille Saint-Charles, a indiqué la compagnie qui a assuré que «la garantie ponctualité» sera appliquée.
«Une trentaine de techniciens et spécialistes sont mobilisés, certains venant de Tours et de Reims, afin d'effectuer les réparations qui se poursuivront durant la nuit afin de permettre la reprise du trafic dès demain (vendredi, NDLR) matin», a également indiqué la société dans un communiqué. Elle a également doublé «les équipes opérationnelle» afin de permettre «la circulation en toute sécurité des TGV impactés».
«On ne nous a même pas apporté d'eau»
«Quand on nous a dit qu'on allait arriver à 22 heures, les gens se sont précipités au bar pour acheter de quoi dîner», a raconté par téléphone une passagère qui se trouvait à bord du TGV 6122 parti de Toulon à 14h45 et censé arriver à Paris à 18h50. «On a de l'électricité, du chauffage, mais rien n'est fait pour nous remonter le moral. On ne nous a même pas apporté d'eau et chacun paie son repas, très cher», a-t-elle ajouté.
«Les contrôleurs sont passés dans tous les wagons à plusieurs reprises pour nous informer de la situation», a-t-elle néanmoins reconnu. Ils ont aussi informé les voyageurs que la SNCF prendrait en charge les nuitées de ceux qui ne pourraient pas avoir leur correspondance et que les autres seraient partiellement remboursés.
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