Turquie: Le vice-Premier ministre présente ses excuses aux manifestants blessés

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Des manifestants ont érigé des barricades près de la place Taksim, à Istanbul, le 3 juin 2013.

 

2 juin 2013 - Des affrontements ont opposé policiers et manifestants à Ankara (Turquie).

2 juin 2013 - Des affrontements ont opposé policiers et manifestants à Ankara (Turquie). ADEM ALTAN / AFP

MONDE - Les Nations unies ont pour leur part appelé à enquêter sur le comportement de la police durant les manifestations...

Le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç a présenté ce mardi ses excuses aux très nombreux manifestants blessés à l'occasion du mouvement de contestation antigouvernementale qui agite depuis cinq jours l'ensemble de la Turquie. «Je présente mes excuses à tous ceux qui ont été victimes de violences parce qu'ils sont sensibles à la défense de l'environnement», a déclaré Bülent Arinç, porte-parole du gouvernement turc, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec le président Abdullah Gül.»Je ne pense pas que nous devons des excuses à ceux qui ont causé des dégâts dans les rues et tenté d'entraver les libertés des gens», a-t-il toutefois souligné. «Ce qui a fait déraper les choses, c'est l'utilisation des gaz lacrymogènes par les forces de sécurité, pour une raison ou une autre, contre des gens qui avaient initialement des exigences légitimes», a également estimé Bülent Arinç, qui avait déjà regretté samedi que l'usage des gaz lacrymogènes ait pris le pas sur le dialogue.

 

Plus de 2.000 personnes ont été blessées lors des affrontements violents entre la police et les manifestants depuis cinq jours rien qu'à Istanbul et Ankara, selon les ONG de défense des droits de l'Homme et les associations de médecins. Le porte-parole du gouvernement a fait état mardi de «plus de 300» personnes blessées depuis le début du mouvement de protestation antigouvernemental qui a embrasé l'ensemble de la Turquie.

Les Nations unies ont d’ailleurs demandé  à la Turquie de mener une enquête rapide et indépendante sur le comportement de la police face aux manifestants anti-gouvernementaux, a indiqué mardi à Genève une porte-parole de la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme. «Nous accueillons favorablement le fait que les autorités admettent qu'un usage excessif de la force peut avoir eu lieu et leur appel pour une enquête sur les policiers qui auraient violé la loi et les standards internationaux des droits de l'Homme», a déclaré dans un point de presse Cécile Pouilly, porte-parole de la Haut Commissaire Navi Pillay, demandant une enquête «rapide, complète, indépendante et impartiale». «Les responsables doivent être présentés à la justice», a-t-elle ajouté.

 

Le Premier ministre Recep Erdogan avait admis qu'il y «avait eu des erreurs, des excès dans la réponse de la police» et s'était engagé à des actions contre les policiers qui auraient agi de façon disproportionnée. La porte parole a également demandé que les manifestants blessés aient rapidement accès à des soins.

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Publié dans Actualités

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