Inde: la victime d'un viol collectif, dans un état critique, a été transférée à Singapour

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La jeune indienne victime d'un viol collectif se trouve dans un état "extrèmement critique", a annoncé l'hôpital de Singapour, où elle vient d'être transférée. De violentes manifestations ont éclaté en Inde à la suite de ce scandale, pour dénoncer les violences dont souffrent régulièrement les femmes. 

 

Une adolescente indienne, victime d'un viol collectif, s'est suicidée après qu'un policier eut tenté de la convaincre de retirer sa plainte et d'épouser un de ses violeurs, a-t-on appris jeudi auprès de la police et de ses proches.

 

Inde : manifestation à New Delhi après le viol d'une étudiante (22 décembre 2012)

Inde: la victime d'un viol collectif, dans un état critique, a été transférée à Singapour

L' étudiante indienne victime d'un viol collectifpourrait succomber à son agression. Les médecins de Singapour sont mobilisés, ce jeudi, pour tenter de sauver la vie de la victime agressée sexuellement et battue il y a dix jours. Elle a été transférée dans la cité-Etat pour une greffe d'organes. L'histoire a horrifié l'Inde et souligné l'ampleur des violences infligées aux femmes. 

 

Le 16 décembre, l'étudiante kinésithérapeute a été violée par six hommes à bord d'un autobus, avant d'être battue à coups de barre de fer et jetée hors du véhicule. Elle souffre de graves blessures intestinales, et était placée en soins intensifs, avant que son état ne se dégrade lundi soir. 

 

L'hôpital de Singapour a décrit son état comme "extrêmement critique", à son arrivée ce matin, au Mount Elizabeth Hospital. L'établissement et la famille ont par ailleurs demandé à ce que la victime et ses proches soient laissés tranquilles", a indiqué l'ambassade indienne à Singapour. 

 

Un responsable de l'hôpital de New Delhi a laissé entendre que la patiente était transférée en raison des capacités techniques de celui de Singapour en matière de greffes d'organes. "Elle a été opérée trois fois mais sa condition reste critique", a déclaré mercredi soir B.D. Athani, un responsable de l'hôpital Safdarjung à Delhi, où elle se trouvait précédemment. Les soins apportés à la victime sont payés par le gouvernement indien. 

Manifestations violentes

Cette agression a provoqué une vague d'indignations dans le pays. Des manifestations -parfois violentes- se sont produites dans le centre de Delhi. Le Premier ministre Manmohan Singh l'a qualifié d'"atroce", lors une intervention télévisée, et annoncé la création d'une commission d'enquête. 

 

Les manifestations déclenchées au coeur de la capitale indienne, jusqu'à mardi, ont entraîné le blocage par la police des principales voies de passage en centre-ville. Un policier avait trouvé la mort, dimanche, lors de scènes de violence près de la Porte de l'Indépendance. Lors d'affrontements avec la foule, une cinquantaine de policiers ont été blessés. 

Les manifestants protestaient ainsi contre la police et les autorités, accusées de ne pas prendre suffisamment au sérieux les plaintes pour viols et agressions sexuelles. Les victimes féminines sont souvent jugées responsables de leur agression, par la police ou la justice. 

Des violences quotidiennes contre les femmes

Au-delà de la brutalité des faits, cette affaire met en lumière les violences quotidiennes endurées par les femmes dans ce pays, largement dominé par les hommes. Plus de 90% des crimes violents enregistrés en 2011 avaient une ou des femmes pour victime. 

 

Lors de son intervention, le Premier ministre a évoqué jeudi "un problème" qui "nécessite la plus grande attention" de la part du gouvernement et des Etats indiens. Il a également indiqué que les lois "sur la sécurité des femmes seraient revues". 

 

Dans un article publié ce mois-ci par le magazine Tehelka, une victime de viol racontait son calvaire. Cette étudiante de 23 ans à l'université de New Delhi disait qu'après avoir été violée et battue, elle avait subi un examen médical sans ménagement dans un hôpital public. Elle a ensuite été confrontée, au tribunal, à des questions répétées sur la forme de son jean, et ses sous-vêtements "provocants". 

 

Des viols collectifs sont rapportés tous les jours à la police. Jeudi, c'est une femme de 42 ans qui a été retrouvée sur le bord du chemin au sud-est de Delhi, après avoir été larguée d'un véhicule par trois hommes qui l'avaient violée.

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Publié dans Actualités

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