Mali: Aqmi dit avoir décapité un otage français, Paris ne confirme pas
Photo des quatre otages français toujours retenus en otage par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel, diffusée le 27 avril 2011 AL-ANDALUS / AFP
MONDE - Al Qaïda au Maghreb islamique affirme avoir exécuté l'otage Philippe Verdon le 10 mars dernier...
L'information vient de l'agence de presse mauritanienne ANI. Elle a reçu un appel téléphonique d'un homme se présentant comme le porte-parole d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il affirme que l'organisation terroriste a décapité l'otage français Philippe Verdon le 10 mars dernier, en représailles à l'intervention française au Mali.
Sur son site Internet, l'agence de presse, qui a des contacts étroits avec des activistes islamistes, ne dit pas si elle a reçu une preuve permettent de confirmer la mort du ressortissant français. Joint dans la nuit par Reuters, le ministère des Affaires étrangères a dit ne pas avoir d'informations sur le sujet.
Philippe Verdon avait été enlevé dans la nuit du 24 novembre 2011 à Hombori dans le nord du Mali en même temps qu'un autre Français, Serge Lazarevic.
Quatorze autre otages français sont détenus en Afrique de l'ouest. Sept d'entre eux seraient retenus prisonniers au Sahel par Aqmi et les groupes qui lui sont affiliés.
L'un des leaders d'Aqmi, l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, avait appelé à la vengeance après la décision annoncée par la France le 11 janvier d'intervenir militairement au Mali pour chasser Aqmi et d'autres groupes islamistes qui occupaient le nord du pays.
Après avoir repris les grandes villes de Gao, Tombouctou et Kidal en neuf semaines, les troupes françaises, épaulées par des militaires tchadiens, se sont lancées à la recherche des rebelles islamistes qui se sont réfugiés dans les massifs montagneux du nord du Mali.
Pas d'information sur le sort de Belmokhtar
L'agence ANI indique que le commandant d'Aqmi a qualifié Philippe Verdon d'espion français et déclaré que président français François hollande était «le seul responsable de la vie des autres otages».
Prié de dire par l'agence ANI si Mokhtar Belmokhtar avait été tué, le commandant n'a ni démenti, ni confirmé. Plusieurs informations contradictoires sont parues sur le sort de Mokhtar Belmokhtar, surnommé «le Borgne», certaines annonçant sa mort dans le cadre de l'opération française contre les islamistes.