Violences à Trappes : trois jeunes condamnés, deux autres relaxés

Publié le par portable batterie - ordinateur portable batterie

Un jeune homme de 19 ans a été condamné lundi à une peine de six mois ferme mais est ressorti libre du tribunal correctionnel de Versailles, où il était poursuivi pour rébellion et jets de projectiles sur des policiers vendredi soir à Trappes. Deux autres ont été relaxés.

Un jeune homme de 19 ans a été condamné lundi à une peine de six mois ferme mais est ressorti libre du tribunal correctionnel de Versailles, où il était poursuivi pour rébellion et jets de projectiles sur des policiers vendredi soir à Trappes. Deux autres ont été relaxés

 

 

Lundi, cinq jeunes hommes âgés d'une vingtaine d'années étaient été par le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) en comparution immédiate après les violences survenues ce week-end à Trappes (Yvelines).

 Trois d'entre eux ont été condamnés à des peines allant de 10 mois ferme à 6 mois avec sursis et deux autres ont relaxés. Les peines prononcées sont inférieures aux réquisitions du Ministère public.

Tous étaient tous poursuivis pour des violences sur des policiers - jets de pierres en l'occurrence. Une dizaine de policiers, qui n'étaient pas présents à l'audience, s'étaient constitués parties civiles, mais aucun n'a toutefois fait l'objet d'une interruption temporaire de travail. 

Des peines allant de 10 mois à 6 mois avec sursis

Les jeunes prévenus ont nié leur participation aux jets de pierre, affirmant avoir été interpellés par erreur

Ablaye, 21 ans, et Slimane, 18 ans, sont soupçonnés d'avoir, dans la nuit de samedi à dimanche, jeté des pierres ramassées sur un chantier sur des policiers postés aux abords du commissariat de Trappes, qui avait déjà été la cible de violences la nuit précédente. Des tirs au mortier leur sont également reprochés. Le premier, condamné à 10 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, a déjà été condamné à trois reprises dans le passé, notamment pour violences aggravées. Le coprévenu, condamné à 6 mois avec sursis, n'a pas de casier judiciaire. Le parquet avait requis 12 et 6 mois de prison ferme.

Plutôt dans la journée, Yaya, 19 ans, sans , a dit s'être retrouvé coincé entre deux dizaines de policiers alors qu'il rentrait chez lui après avoir été à la crêperie aux alentours de 1h30. «Je rentrais chez moi, mais sur ma route, les policiers ont chargé», a expliqué ce jeune homme. Il a été condamné à 6 mois de prison ferme pour violences et rébellion et est ressorti libre. Le tribunal avait requis à son encontre neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Il devrait être convoqué devant un juge dans le cadre d'un aménagement de peine. Dans le passé, il avait fait l'objet d'un rappel à la loi pour escroquerie et été condamné à 400 euros d'amende pour une simple infraction routière.

Deux jeunes hommes relaxés

Julien, 24 ans, agent de sécurité et père d'un enfant, ainsi que Samir, 20 ans, étudiant en licence de sciences économiques, ont tout deux été relaxés. Le tribunal avait requis à leur encontre six mois de prison ferme avec mandat de dépôt, le parquet a fait appel. Leurs casiers judiciaire sont vierges. «Il y a erreur sur la personne», a affirmé Julien, qui reconnaît être descendu à plusieurs reprises vendredi tard dans la nuit dans le quartier des Merisiers pour «regarder ce qui se passait» (...) «mais, ce n'était pas pour inciter à la violence», a-t-il expliqué. 

Samir, lui, a expliqué sa présence dehors par une fringale nocturne. Le jeune homme fait le ramadan. Il est sorti vers 1 heure du matin pour s'acheter une crêpe dans un restaurant non loin.

Des peines «incompréhensibles» pour les policiers

«Ces décisions ne sont pas satisfaisantes au regard des dossiers, mal ficelés, et qui n'apportent pas la preuve de la participation de ces jeunes aux violences», a commenté après l'audience Me Frédéric Landon, du prévenu le plus lourdement condamné, réfutant l'hypothèse de violences attribuées à des émeutiers professionnels. 

Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance, premier syndicat policier, a lui dénoncé des «peines incompréhensibles», en-deçà des réquisitions. «Des condamnations à des peines de prison ferme, sans mandat de dépôt, sont incompréhensibles pour la grande majorité de nos concitoyens, et notamment ceux qui vivent dans les quartiers les plus sensibles», a renchéri Mohamed Douhane, secrétaire national de Synergie-officiers (2e syndicat de police des officiers).

Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article